Maserati GT2 Stradale
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Maserati célèbre le centenaire du Trident avec une livrée GT2 Stradale, sans évolution technique

Auteur auto.pub | Publié le : 02.06.2026

Maserati ne fête pas ici les 100 ans de la marque. Le constructeur de Modène fait remonter son histoire à 1914. Il s’agit cette fois du centenaire du logo au Trident, apparu pour la première fois sur la Tipo 26 de course en 1926. Pour l’occasion, Maserati a présenté à l’ouverture des GT2 European Series à Monza de nouvelles livrées inspirées de la 250F, appliquées à la fois à la GT2 de compétition et à la GT2 Stradale homologuée pour la route.

Une livrée spéciale plus qu’un modèle inédit

La version officielle de Maserati est simple : il s’agit d’une décoration commémorative inspirée de la 250F, proposée à la fois sur la Maserati GT2 de course et sur la GT2 Stradale. La marque n’a annoncé ni évolution technique, ni gain de puissance, ni nouveau réglage de suspension. Cette livrée a débuté à Monza les 30 et 31 mai 2026, à l’occasion du lancement de la saison des GT2 European Series powered by Pirelli.

L’histoire qu’elle raconte va toutefois au-delà d’un simple habillage. Maserati relie ce nouveau design à la 250F de Formule 1 des années 1950, la voiture avec laquelle Juan Manuel Fangio a remporté le championnat du monde 1957. C’est ce qui donne à cette nouvelle robe rouge et jaune sa portée historique.

Le Trident Maserati est né en course

Le logo au Trident de Maserati a officiellement fait ses débuts en 1926 sur la Tipo 26. Cette voiture a pris le départ de la Targa Florio, où Alfieri Maserati a remporté la catégorie 1500 cm3. Le logo a été dessiné par Mario Maserati, le frère artiste de la famille, qui s’est inspiré de la fontaine de Neptune de Bologne, située à seulement quelques centaines de mètres du premier atelier de Maserati.

Au cours du siècle suivant, le Trident est apparu aussi bien sur des voitures de course que sur des modèles de route : victoires à la Targa Florio, succès aux 500 Miles d’Indianapolis, engagements en Formule 1, titre mondial de Fangio puis, plus tard, l’époque de la MC12 et ses succès en FIA GT. Cet héritage compte pour Maserati, car la marque doit aujourd’hui démontrer à nouveau son identité sportive, et pas seulement réciter ses anciennes gloires.

La GT2 Stradale, version plus radicale de la MC20

La GT2 Stradale dérive de la MC20, mais transpose davantage sur route la logique de la GT2 de course. Maserati a dévoilé le modèle lors de la Monterey Car Week et l’a présenté comme un lien entre la GT2 de compétition et la MC20. La puissance progresse de 10 ch par rapport à la MC20 pour atteindre 640 ch, soit environ 471 kW, le poids baisse de 60 kg, et le 0 à 100 km/h est annoncé en 2,8 secondes. La vitesse maximale dépasse 320 km/h.

Le moteur reste le V6 Nettuno 3,0 litres biturbo. Des synthèses techniques indépendantes donnent le couple pour 720 Nm, ce qui place la GT2 Stradale dans une catégorie où la puissance n’est plus le seul argument. L’aérodynamique, les freins, les pneus, le refroidissement et la capacité de Maserati à adapter du matériel de course à un usage routier deviennent tout aussi importants.

Face à ses rivales, Maserati fait figure de choix à l’ancienne

La GT2 Stradale occupe une place intéressante. Ce n’est pas une démonstration de force hybride comme les Ferrari 296 Speciale et Lamborghini Temerario, mais une supercar à moteur thermique, propulsion, affûtée pour le circuit. La Ferrari 296 Speciale évolue dans la catégorie des 880 ch, soit environ 647 kW, avec une chaîne de traction hybride rechargeable, tandis que la Lamborghini Temerario revendique 920 ch, soit 677 kW, une vitesse de pointe de 343 km/h et un 0 à 100 km/h en 2,7 secondes.

La Porsche 911 GT3 RS est plus proche de la Maserati dans l’esprit. Porsche ne recherche pas une puissance hybride élevée, mais l’aérodynamique et l’endurance sur circuit : la 911 GT3 RS génère jusqu’à 860 kg d’appui à 285 km/h et utilise une aérodynamique active ainsi qu’un DRS. La Maserati GT2 Stradale répond par une puissance supérieure et une architecture centrale plus exotique, mais la Porsche reste une référence redoutable en matière de mise au point orientée circuit.

Avant tout, un projet de marque

La livrée inspirée de la 250F ne transformera pas les chiffres de vente de Maserati. La GT2 Stradale est chère, spécialisée et d’un usage quotidien limité. Sa signification se situe ailleurs. Maserati a besoin de voitures capables d’entretenir le cœur émotionnel de la marque pendant que les Grecale, GranTurismo et l’électrification assument le travail plus difficile de génération de volume.

Dans ce sens, la GT2 Stradale est le bon outil. Elle ne cherche pas à être l’hybride la plus rapide ni la voiture image électrique la plus moderne. Elle rappelle que les plus belles histoires de Maserati sont nées sur les circuits. Ferrari et Porsche commercialisent leur héritage avec une constance presque sans effort. Maserati doit rendre son propre passé visible à nouveau. La livrée du centenaire du Trident y parvient directement, même si elle n’apporte que peu sur le plan technique.

Résumé technique

Maserati célèbre le 100e anniversaire du logo au Trident, et non le centenaire de la marque elle-même.

La livrée commémorative inspirée de la 250F a fait ses débuts lors de la manche d’ouverture des GT2 European Series 2026 à Monza.

Cette décoration est destinée à la Maserati GT2 de course et à la GT2 Stradale de route.

La GT2 Stradale utilise un V6 Nettuno 3,0 litres biturbo développant 640 ch, soit environ 471 kW.

Elle atteint 100 km/h en 2,8 secondes, dépasse 320 km/h et pèse 60 kg de moins que la MC20.


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