Mercedes-Benz GLE restylé : plus d’écrans, MB.OS et enfin un peu plus de vraie voiture
Mercedes-Benz a dévoilé hier la famille GLE mise à jour, qui comprend les GLE, GLE Coupé et AMG GLE 53e HYBRID. Le constructeur évoque environ 3 000 composants nouveaux ou revus, ce qui place ce restylage bien au-delà d’une simple remise à niveau esthétique de mi-carrière. Au final, ce SUV de luxe gagne en logiciel, en consistance mécanique et en confort soigné.
Mercedes commence, logiquement, par ce qui se voit. Le nouveau GLE reçoit une calandre plus grande, une étoile centrale illuminée, de nouveaux projecteurs avec le dernier motif en étoile et des feux arrière redessinés. L’ensemble s’inscrit dans le langage stylistique actuel de Mercedes-Benz, sans pour autant faire du GLE un modèle de nouvelle génération. Le style signale l’évolution. Le vrai travail a été fait sur le plan technique.
Le changement le plus important se trouve à bord, dans l’habitacle et l’électronique. Mercedes installe désormais de série le MBUX Superscreen, qui réunit trois écrans de 12,3 pouces sous une seule surface vitrée, avec MB.OS et la quatrième génération de MBUX. MB.OS gère les fonctions essentielles du véhicule, autorise les mises à jour à distance et pousse davantage le GLE vers l’idée d’un produit de luxe piloté par le logiciel. Pour le conducteur, cela signifie moins de simplicité mécanique et davantage de possibilités pour personnaliser la vie numérique à bord.
Mercedes relie aussi MBUX à ChatGPT ainsi qu’à la navigation conversationnelle de Google basée sur le cloud, avec la promesse d’échanges plus naturels et de requêtes plus complexes, en plusieurs étapes. En pratique, le vieux test de la voiture de luxe reste plus important que n’importe quelle promesse de brochure. La navigation, la climatisation et les médias doivent fonctionner plus vite et plus proprement qu’auparavant. C’est bien là l’essentiel. Personne n’achète une Mercedes simplement pour admirer le nombre de processeurs.
La partie la plus intéressante se cache sous le capot. Au sommet de la gamme, le GLE 580 4MATIC reçoit un V8 4,0 litres mis à jour, qui développe désormais 395 kW et 750 Nm. Mercedes introduit un vilebrequin à plan plat, afin d’obtenir une réponse plus vive, une délivrance de puissance plus fluide et une meilleure préparation à un contexte d’émissions plus contraignant. Le six-cylindres essence du GLE 450 4MATIC gagne lui aussi en couple et atteint désormais 560 Nm.
Pour les acheteurs européens, l’évolution de l’hybride rechargeable paraît particulièrement pertinente. Le GLE 450e 4MATIC passe désormais à un moteur essence six cylindres, gagne 55 kW par rapport à son prédécesseur et annonce jusqu’à 106 kilomètres d’autonomie électrique selon le cycle WLTP. Pour la première fois, le GLE hybride rechargeable semble crédible au-delà du seul univers des tableaux fiscaux, à condition bien sûr que son propriétaire utilise réellement la prise de recharge au lieu de la traiter comme un simple détail de style. Aux États-Unis, cette même évolution prend le nom de GLE 500e 4MATIC.
Le diesel, lui, n’a pas été écarté. Les GLE 350d 4MATIC et GLE 450d 4MATIC reçoivent pour la première fois un catalyseur chauffé électriquement, afin de porter plus rapidement la ligne d’échappement à sa température de fonctionnement et de l’y maintenir plus facilement. Les versions essence et diesel conservent un alterno-démarreur intégré et un système 48 volts, qui prend en charge la roue libre, la récupération d’énergie et de brèves phases de surcroît de puissance.
Côté confort, Mercedes a travaillé sur un point qui compte vraiment dans cette catégorie : le bruit. L’usine a ajouté davantage d’isolant dans le tunnel d’arbre de transmission et sur la cloison moteur, puis installé un matériau d’amortissement plus lourd sur le cache-moteur afin de réduire les bruits à haute fréquence dans l’habitacle. Avec un nouveau système de contrôle des amortisseurs via le cloud pour l’AIRMATIC, le GLE cherche désormais à anticiper les changements de revêtement et à ajuster la suspension avant l’impact. E-ACTIVE BODY CONTROL reste au catalogue des options et, selon la communication officielle, son unité de commande analyse les conditions de conduite 1 000 fois par seconde. C’est le genre de chiffre que les services marketing adorent, mais l’objectif de fond reste parfaitement crédible. Mercedes veut que le GLE paraisse plus silencieux, plus souple et mieux tenu dans ses mouvements de caisse.
Mercedes annonce toujours une capacité de remorquage pouvant atteindre 3,5 tonnes, rend le toit panoramique de série, maintient la troisième rangée au catalogue des options et conserve un volume de coffre allant jusqu’à 2 055 litres. Cette combinaison reste la vraie force du GLE. Il cherche à être à la fois une voiture de direction, une familiale et un véhicule de remorquage, sans renoncer complètement à aucun de ces rôles.
C’est au fond pour cela que cette mise à jour compte davantage que ne le laissent penser les écrans supplémentaires. Mercedes a bien fait tout ce qu’on attendait d’elle sur le terrain des tendances du moment, mais la marque s’est aussi souvenue de rendre le GLE meilleur dans ce qu’un GLE doit être. En 2026, c’est déjà une petite victoire.