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Hyundai Tucson
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Hyundai veut devenir plus américain aux États-Unis que certains constructeurs locaux

Auteur auto.pub | Publié le : 02.10.2026

Hyundai entend produire localement 80 % des voitures qu’il vend en Amérique du Nord d’ici 2030. Son directeur général, José Muñoz, a formulé cet objectif en des termes volontairement provocateurs : Hyundai pourrait devenir « plus américain que de nombreux constructeurs américains ».

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Un rôle accru pour les États-Unis

Hyundai investira 26 milliards de dollars aux États-Unis entre 2025 et 2028, soit environ 23 milliards d’euros au taux de change actuel. Sur cette somme, 12 milliards de dollars seront consacrés à l’augmentation des capacités de production, 7 milliards à la chaîne d’approvisionnement et 7 milliards au développement de la conduite autonome, de la robotique et de l’intelligence artificielle.

La capacité de production annuelle de l’usine HMGMA, en Géorgie, doit atteindre 500 000 voitures d’ici 2028. Hyundai portera également à 80 % d’ici 2030 la part de ses composants provenant d’Amérique du Nord.

L’usine de l’Alabama accueillera aussi de nouvelles activités de production de véhicules hybrides et de groupes motopropulseurs. Hyundai entend proposer plus de dix modèles hybrides en Amérique du Nord d’ici 2030 et porter la part des hybrides à 50 % de ses ventes dans la région.

La production compte plus que les slogans de Ford et de GM

Les propos de Muñoz ne signifient pas que Hyundai deviendrait une marque américaine par ses origines. Ils renvoient à la part de la production et des emplois implantés localement, ainsi qu’à l’ancrage local de la chaîne d’approvisionnement.

Ford affirme produire aux États-Unis environ 83 % des voitures qu’il y vend, tandis que GM met en avant ses effectifs plus nombreux dans le pays. La définition du caractère « américain » d’une entreprise dépend donc, assez opportunément, du critère retenu.

La direction prise par Hyundai est néanmoins claire. Le constructeur veut réduire sa dépendance aux importations pour atténuer les effets des droits de douane et répondre plus rapidement à la demande américaine.

Une autre orientation en Europe

En Europe, Hyundai mise en revanche beaucoup plus sur les voitures électriques. Le constructeur entend faire passer ses ventes de voitures électriques sur le continent de 116 000 en 2025 à plus de 420 000 d’ici 2030.

Cette évolution illustre clairement le virage de la stratégie mondiale de Hyundai : les États-Unis auront davantage de modèles hybrides et de grandes voitures produits localement, tandis que la gamme proposée en Europe fera une place croissante à l’électrique.