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Tesla Roadster
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Rimac avait envisagé une hypercar électrique volante avant la Tesla Roadster

Auteur auto.pub | Publié le : 21.10.2026

Les propulseurs à réaction et le bref décollage montrés lors de la présentation de la nouvelle Roadster de Tesla ne sont pas une nouveauté aussi récente qu’Elon Musk voudrait le laisser entendre. Le fondateur de Rimac, Mate Rimac, a révélé que son entreprise avait étudié des solutions similaires il y a six ans. L’entreprise croate a abandonné le projet pour se consacrer au développement de la Bugatti Tourbillon.

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Mate Rimac a partagé sur les réseaux sociaux des échanges internes datant de 2019 et des documents de développement de 2020. Ils montrent que Rimac a étudié à la fois un système d’appui aérodynamique généré par des ventilateurs et des propulseurs à gaz froid. L’objectif était de dépasser les limites imposées par l’adhérence des pneus classiques.

Une accélération en moins d’une seconde et la capacité de décoller

La première piste remonte à 2019, lorsque Rimac s’est intéressé à l’appui aérodynamique généré par des ventilateurs. Un tel système aspire l’air sous la voiture, ce qui augmente l’adhérence des pneus même à faible vitesse. Un principe similaire avait été utilisé dès 1978 sur la Brabham BT46B de Formule 1, puis sur la McMurtry Spéirling électrique.

Un an plus tard, Rimac a commencé à étudier des propulseurs à gaz froid. Le système envisagé aurait utilisé des réservoirs de gaz comprimé pour produire une poussée supplémentaire indépendamment de l’adhérence des pneus.

L’objectif fixé pour une éventuelle remplaçante de la Nevera était de passer de 0 à 96 km/h en moins d’une seconde et d’effectuer de courts vols. Il s’agissait toutefois d’un concept en cours de développement, et non d’une capacité confirmée par des essais.

Le V16 de Bugatti est devenu prioritaire

Selon Rimac, ce projet ambitieux est resté inachevé parce que l’entreprise a commencé à développer la remplaçante de la Bugatti Chiron. Le V16 atmosphérique de 8,3 litres et la motorisation hybride de la Tourbillon ont mobilisé tant de ressources qu’il n’était pas judicieux de mener simultanément plusieurs programmes d’une complexité exceptionnelle.

Ce choix s’est révélé intéressant sur le plan technique. Alors que Tesla se tourne vers les technologies spatiales pour accroître les performances de la Roadster, Bugatti mise sur un moteur thermique traditionnel épaulé par des moteurs électriques.

La Tesla Roadster a déjà démontré sa capacité à manœuvrer dans les airs à l’aide de propulseurs à réaction. Tesla prévoit de lancer la production en 2028, mais la durabilité, la sécurité et l’aptitude à un usage routier de tels systèmes restent à démontrer.

Sur le marché européen des hypercars, la décision de Rimac illustre la confrontation entre deux voies de développement. L’une cherche à dépasser les limites physiques au moyen de systèmes actifs ; l’autre associe une conception traditionnelle du moteur aux performances électriques.

Rimac ne regrette pas d’avoir abandonné le projet et ne considère pas la réussite de Tesla comme une victoire d’un concurrent. À ses yeux, ces technologies rendent l’industrie automobile plus passionnante. Cette histoire montre aussi qu’avoir une idée hors du commun est une chose, mais en faire une voiture de série fiable en est une autre.